20/12/2010

Comité évaluation, Commissions et Groupe de travail 2010-2011

1. Le comité formellement doit réunir du personnel administratif, des enseignants, et au moins 20% d’étudiants, il  devrait idéalement être mis en place pour ce mois d’octobre. Je souhaiterais que le comité soit validé par le CGO et le CGP.

Le comité veille à la rédaction du rapport et à l’ensemble de la démarche qualité dans l’école.
Dans un premier temps ( 4 réunions jusqu’en décembre), il analysera la liste des indicateurs et fera des propositions en terme d’amélioration de la qualité et de « reporting » (rédaction du rapport final) ), il engagera l’avancement des travaux, et fera des propositions en terme de qualité (bien sur en consultation avec l'ensemble de l'ARBA), il s’engagera dans les commission suivantes :

 2. La Commission évaluation : aura pour mission de mettre en place de manière valide une comission d'évaluation chargée d'assurer le suivi des évaluation des enseignements et de faire des propositions d'évaluations.

Cette année, elle achève la mise en place des EEE, évaluation des enseignements par les étudiants,
elle entamera l'évaluation des cursus.

3. La Commission pédagogie et programme (voir chap II, 2.2 programme): engagera une réflexion sur la conception des programmes de l'ARBA au niveau école, de curusus et ttes les questions pédagogiques y afférent jusqu'à l'évaluation des étudiants.

Cette réflexion est organisée en quatre temps:

1.     1.  BAC/MASTER :   articulation des niveaux, conception des programmes, objectifs pédagogiques(2 .2.2 ; 2.2.3)
Info : Cadre européen des Certifications, Dublin descriptors,  European Qualification Framework,
2.    
  2. Evaluations et réussite :  
- Evaluations : précisions, informations
-Que valorisons nous dans une réussite, pourquoi et comment ? (2.2.5)
-Précisions délibérations, recours
3.  
    3. Passerelles, ECTS et Cursus :  Impact sur l’enseignement, Quel aménagement pédagogiques, Harmonisation des pratique.
4.   
 4.   Modules/Stages professionnel Bilan et Projet 2010/2011 : Passages horizontaux et ouverture que proposons nous ? (2.2.2)

4. les groupes de travail rayonement et administration continuent leur travail



Groupe de travail 2009-2010

Les groupes de travail 2009- 2010 

Ils systématisent certains fonctionnement, proposent de nouvelles actions,  afin de réfléchir la situation existante et de proposer des pistes de travail ou mettre en place des moyens concrets d’améliorer certains fonctionnements.
-Rayonnement :  se donner les moyens de valoriser la réputation et de rayonner en articulant la réflexion autour de moment  essentiels : le tricentenaire, les portes ouvertes, exposition de fin d’année. En proposant une approché créative et des moyens de communication efficaces.
-International : développer des perspectives. Engagée de puis longtemps dans les programmes de mobilité, l’ARBA a depuis longtemps une pratique de mobilité des étudiants,  il sera important pour le futur de l’école de tisser des liens formels et d’engager dans des projets soutenus.
-Recherche : dépasser les pratiques informelles et engager un programme de recherche à partir de projets ponctuels, ceci en association avec des partenaires extérieurs à l’institution.
-Evaluation des enseignements :   partie prenante de la démarche qualité, dans un esprit de collaboration entre les étudiants, les enseignants,  un questionnaire et une procédure d’évaluation  seront mis en place afin de réfléchir et améliorer les pratiques.

Un autre groupe de travail engageant davantage l’administration s’est constitué afin d’agir avec plus d’efficacité, de développer des synergies entre les différents organes administratifs, de renforcer les moyens de communication, et de remettre des avis aux instances adhoc.  Les sujets du moment sont : soutenir les inscriptions en assurant des informations claires et efficaces, en simplifiant les procédures,  en définissant les rôles, en améliorant la communication externe.

La démarche qualité contexte et spécificités

Du concept de qualité 

Si le projet d'une amélioration de la qualité rencontre en général un accueil positif.  Si l'on peut facilement convenir de la nécessité de qualité dans l'enseignement. Il n'en reste pas moins que dès qu'il  s'agit de définir ou d’engager une démarche qualité, le concept se révèle dans sa complexité. Enracinée dans des « manières de faire les choses », elle se repose sur des normes et des valeurs parfois implicites. La qualité recouvre souvent des visions, des conceptions  et des pratiques très différentes.

Si dans l’enseignement, elle est un principe sous jacent à la pratique et un objectif  à atteindre.  L’évidence s’efface quand il s’agit de réfléchir sur sa signification et sa mise en pratique.  Les réalités se révèlent dans leur complexité quand on se lance dans la démarche. Il faut à la fois respecter les spécificités, en dégager les valeurs,  les fonctionnements mais aussi harmoniser le travail. En effet qu'entend t'on par qualité, comment s'assurer de la rencontrer, quelle en sont les exigences et comment les satisfaire?

Paysage institutionnel 

La volonté de faire de L'Europe un pôle de compétition des savoirs et, l'importance d'engager une réflexion sur la qualité dans un esprit de valorisation de l’enseignement  (réflexion du  Global forum l'Unesco) président  à l’apparition de la démarche qualité dans notre cadre légal et institutionnel.

Avec Bologne, l'Europe s'engage dans un processus d'harmonisation de l'enseignement supérieur. Ainsi les études sont organisées en deux  degrés BA et MA ,  le système des ECTS  est mis en place, la mobilité est renforcée.  L'Europe prend conscience de la valeur de l'enseignement.  Développer l'excellence de ces pôles que sont l’'enseignement et la recherche  est devenu un enjeu si l’Europe veut conserver un avantage compétitif.
 Lors de la déclaration interministérielle de Berlin (2003)[1], il a est spécifié  qu'il faut engager une coopération pour l'évaluation de la qualité.  La European Network for Quality Assurance in Higher Education[2] (ENQA), sera chargée d'engager une démarche sur les méthodes et les critères. Elle vise à définir des "des standards, des procédures et des lignes directrices" [3]pour encadrer ce processus de qualité. 
L'évaluation de la qualité s'organise avec pour toile de fond des enjeux pédagogique, politique et économiques.  Au niveau européen,  il s’agit de s'assurer et de développer un niveau de qualité (quality assurance) , au niveau national d'améliorer les procédures d'"accountability", et au  niveau des institutions  elle-même d'améliorer la qualité.

En  Communauté française, l'Agence pour l'Evaluation de la Qualité et des Enseignements Supérieur[4] (AEQES)   reçoit la mission d'engager une évaluation régulière de la qualité, de planifier les procédures d'évaluation,  d'organiser le suivi des évaluations et d'en rendre compte auprès des institutions, au niveau communautaire, et européen.
Son rôle auprès des institutions (écoles supérieures, universités) est " d'améliorer progressivement les pratiques d'enseignement en mettant en évidence les bonnes pratiques, les insuffisances et les problèmes à résoudre (tout en préservant la confidentialité des données spécifiques aux institutions d'enseignement) et en suscitant des propositions à adresser aux responsables politiques en vue d'améliorer la qualité globale de l'enseignement supérieur en Communauté française"[5].

Au-delà des standards, une culture

Dans son sens le plus normatif, la qualité est entendue comme ce qui se mesure par des "standards".  Des critères explicites en terme de normes, des processus,...a satisfaire pour rencontrer le label qualité. Ainsi en autre, définir un niveau de connaissance, de concepts, de compétences de que les étudiants doivent acquérir selon leur niveau d'étude.  Un autre terme  anglo-saxon récurent dans la réflexion sur la qualité est celui d'"accountability".  Dans son sens le plus étroit, il est très lié à l'idée de rendre des comptes,  au sens le plus large: il s'agit d'un faire face de manière responsable à ses engagements.  Il est attendu à la fois des agences nationale de qualité ou des institutions d’enseignement de « faire la preuve » de leur bonne pratique.

A la fois certes il est question de conformité, de standards, d'assurance de qualité.  Mais s’il est nécessaire de dégager un certain nombre de référents commun,  des indices de comparaison. Ils doivent être l’occasion, et non la forme à satisfaire, pour contribuer au développement de la qualité. L’on s'engage dans une autoévaluation à la fois comparative,  mais avec pour visée d’instaurer une démarche qualitative,  qui à la fois peut s'inscrire dans la durée et engager une véritable culture de la qualité.  L’évaluation de la qualité prend alors véritablement toute sa pertinence et son efficacité.   Il s’agit de repenser et de (ré) activer la qualité en allant profondément dans l’analyse, en reconnaissant l’autonomie des institutions, et en ayant une approche dynamique.

En engageant la réflexion dans ce sens, c’est tout une autre lignée de concept méthodologique  qui suit (system thinking,  quality culture, learning organisation,…).  Elle s’articule dès lors nécessairement autour de deux « moments » : participation et réflexivité.  En effet, la démarche requiert un engagement, une participation à la fois des autorités, et aussi des différents acteurs  individuellement et en tant qu'organisation. Il incombe de réfléchir  les méthodologies, les procédés, les spécificités, et d’engager une action de qualité.  Il est bien question d’une dynamique, d’une effectivité de cette réflexivité et de cette participation. C'est l'occasion d'un apprentissage et d'une transformation de pratiques, de manière d'appréhender les questions, les problèmes et de les résoudre. La démarche engage un processus d’apprentissage de l’institution  par l’institution elle-même en vue de l’enraciner pour le long terme.

L'évaluation régie par le décret [6]  "évaluer pour évoluer [7]" 

La procédure d'évaluation s'organise filière par filière (kiné, architectes,...) .
Dans un premier temps une évaluation interne ou autoévaluation doit être réalisée au niveau des institutions d’enseignement. Elle doit être critique (présenter l'approche de la gestion de la qualité au sein de l'entité évaluée et de l'établissement concerné),  complète (engager tous les acteurs concernés par l'institution et plus particulièrement les enseignants, les étudiants et le personnel), large (des indicateurs[8] ont été définis par arrêté et concernent : l’institutions et sa gouvernance,  le cursus et finalité, les acteurs, la communication interne et externe,…) et au final doit permettre de dégager les forces, des faiblesses, des opportunités et des risques (SWOT), identifier ce qui peut faire l'objet d'une amélioration.
L'objectif est à la fois d'offrir une latitude dans la démarche envisagée afin de rencontrer les spécificités de l'institution. Son but est de donner les moyens, un cadre, et des référents afin d'améliorer les objectifs, le fonctionnement interne, la communication interne et la visibilité externe.

Ensuite une évaluation externe est prévue. Un comité d'experts réalise une analyse du rapport interne, visite l'établissement, transmet ses remarques aux autorités académiques de l'institution et remet un rapport final à l'AEQES. Celle-ci publiera ce rapport sur son site Internet sans toutefois divulguer des informations confidentielles et sans stigmatiser les pratiques. Au final les autorités académiques doivent définir un plan de suivi des recommandations qui leur sont faites, avec un calendrier d'action.
Par la suite l'AEQES réalise aussi un rapport transversal de la filière.

L'évaluation interne: le coordinateur qualité et le comité d'évaluation 

Le rôle du coordinateur est également régi par le décret. Il a la tâche d’engager la démarche d'évaluation de la qualité jusqu'à la finalisation du rapport interne. L'autoévaluation doit être lisible, concrète et complète. Pour cela, il suivra les prescriptions des indicateurs. La démarche consiste en une collecte d'informations, leur traitement, et leur présentation. Il faut superviser l'implémentation de la démarche, communiquer et développer une coopération entre les organes, et  entre les personnes.

Il est également prévu dans le décret que le coordinateur s'entoure d'une commission. Elle comprend des membres du personnel académique, administratif, technique et des étudiants. Elle peut aussi être élargie: anciens étudiants, autres membres de l'institution.
Le coordinateur et le comité choisiront des portes d'entrée selon les spécificités de l'école. Vu l'ampleur de la tache, cela nécessite peut être de se faire soutenir par d’autres groupes de travail. Il est certainement impératif de définir une structure, une méthodologie et un calendrier.
La constitution du rapport interne sera nécessairement le fruit d'un travail d'équipe -au sens le plus précis du terme.

Le coordinateur doit être le facilitateur et le garant de mener à bien la procédure. Il doit aussi avoir le recul nécessaire par rapport aux fonctionnements de l'institution, une certaine neutralité dans la recherche des informations et objectivité dans le traitement. Mais il doit aussi avoir les outils nécessaires, tant en terme de concept, de technique d'analyse, capacité de travailler en équipe, un esprit de synthèse et un sens du management de projet afin de mener à bien le rapport final.

L’autoévaluation n’est pas un contrôle de la qualité. Si même l’on satisfaisait l’enquête sur touts les indicateurs, l’on passerait malgré tout à coté de la démarche.  Il est question d’un travail en équipe qui doit idéalement engager tous les acteurs dans le mouvement de réflexion et d’action. L’amélioration de la communication interne et externe est essentielle.  Il faut nourrir un climat d’ouverture et de confiance afin de réaliser le travail dans un esprit de coopération.  C’est un processus qui vise à « changer l’organisation », à l’améliorer eu égard à son contexte et en regard de ses spécificités.

De l’engagement de la démarche  

En cours

Afin de dégager des synergies, afin de gagner en lisibilité interne et externe,  afin de stimuler l’esprit d’appartenance à  l’école, l’ARBA EsA a engagé une réflexion pédagogique. Les deux  axes de cette démarche sont l’engagement de nouvelles synergies et la réflexion sur la transdisciplinarité.  Ainsi les 14 ateliers existant pourraient être regroupés en champ (design-art-média). Pensé à partir d’une dominante production/création, des pôles  permettraient  l’apprentissage de socles commun et agiraient entre les champs (Image imprimée, Technologies de la création de la communication et de l’information, histoire théorie critique, dessin-dessein).  Cette restructuration doit être pensée avec comme principe de fond la valorisation du parcours d’étudiant.

Analyser, réfléchir et engager

La démarche qualité est une occasion unique de pouvoir engager une réflexion approfondie. Si  elle parvient à engager les acteurs dans un climat de confiance, et si elle fait un constat juste, adapté et bien communiqué, elle peut être l’occasion d’un changement positif dans les pratiques. Elle pourra nourrir et stimuler la créativité.
Elle devra prendre en compte les traditions, les spécificités et les innovations  et améliorations nécessaires. Si la démarche s’enracine suffisamment dans les pratiques en développant des valeurs et des normes, cela sera peut être l’amorce d’une manière différente d’envisager et de faire les choses : une culture qualité.  Cette culture est celle de la responsabilité des acteurs face à la de formation artistique, théorique et pratique que l’Académie doit propose. 


[3] “Standards and Guidelines for Quality Assurance in the European Higher Education Area”;  http://www.eua.be/fileadmin/user_upload/files/Quality_Assurance/ESG.pdf
[6] D. 22-02-2008 M.B. 23-04-2008Décret portant diverses mesures relatives à l'organisation et au fonctionnement de l'Agence pour l'évaluation de la qualité de l'enseignement supérieur organisé ou subventionné par la Communauté française  

[7] http://www.aeqes.be
[8] A 11.04.08 Annexe à l'arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 11 avril 2008 établissant la liste de référence des indicateurs

Notre démarche Qualité

A tous, direction, personnel administratif, enseignants, étudiants,…


Car la qualité à l’ARBA EsA nous concerne tous,


Qu’est ce que la qualité : une manière de faire les choses dans notre institution qui fait que l’on questionne nos méthodes de travail, d’engagement, d'enseigner, notre institution  afin de construire, d’améliorer, d'informer.

Cela implique que nous relevions le défi de questionner, réfléchir, engager en faisant  valoir nos forces (comme le souligne les indicateurs) , mais aussi que nous puissions faire face à nos faiblesses et de nous donner les moyens d'en changer. Il en va de la manière dont est engagée la responsabilité institutionnelle d'améliorer l'apprentissage des étudiants, la qualité dans l'école.

La démarche qualité bien entendue dépasse la simple réponse formelle à la demande de l’agence qualité, c’est un moment pour réfléchir un certain nombre de pratique, de manière de faire, d’informations afin d’éclaircir des pratiques que nous,  de proposer

La qualité touche
à la manière dont nous faisons de la pédagogie et nous faisons école,
à la manière dont l’école est engagée dans le monde (artistique, professionnel, institutionnel, culturel, international, social,…),
à la manière dont nous rendons cohérent notre mission d'éducation et de formation,
à la manière dont nous rendons explicite ces informations, les communiquons et les diffusons,
à la manière dont l'école en tant qu'institution valide cette démarche et évalue ces manières de faire (les données, les informations les procédure qu’elle met en place afin de les objectiver),
à la manière dont nous apprenons de toute ces manières de faire et dont nous les engageons concrètement dans notre pratique professionnelle,
à la manière dont nous engageons et diffusons cette spécificité de l'enseignement artistique,
à la manière dont nous vivons l'enseignement et l'apprentissage que ce soit comme étudiant, enseignant, administratif,...


"Faire école d'ART" est quelque chose de tenu voisinant plus avec le tacite que l'explicite , avec le distinct, le discontinu, le fragmentaire, le fragile, ce qui échappe, dont la figure ne se résout pas dans une définition, plus de l'ordre de la question, que de la réponse,...
Il importe donc que la démarche qualité ne se résolve pas dans un contrôle qualitatif. Ne jamais dériver dans un processus bureaucratique ou l'aspect normatif prendrait le dessus. Ayons la vigilance que ce moment permette davantage nos indépendances que nos normes, qu'il soit ouvert plutôt que circonscrit!
Ne perdons pas de vue que l'enseignement artistique et l'art eux-mêmes, contrairement à d'autres domaines, ont bien plus souvent pour objet la rupture, l'audace, l'excentricité que la norme et le convention.

Réfléchir sur ces positions,  mais ne pas engager dans un processus de standardisation, devrait permettre de consolider et développer plus en avant un certain nombre de manière de faire, de manière de penser partagée, de faire remonter un certain nombre de paradigmes, de les questionner, d'engager les changements nécessaires, dans une certaine transparence en valorisant le cadre artistique et les diversité pédagogiques.

Nous nous efforcerons de communiquer régulièrement sur l'état d'avancement des réflexions.

Missions ARBA EsA

Missions

L'Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles se définit comme lieu de création et de recherches, de transmission et de questionnements engendrant, sans crainte du débat, des choix et des styles pédagogiques, artistiques et théoriques différents.
           
L’Académie se propose d’offrir un cadre pédagogique à la construction d’une singularité de position de chacun de ses étudiants. Le choix initial d’une option en relation avec une discipline artistique confronte l’étudiant aux méthodologies et protocoles d’expérimentation propres à cette discipline. C’est ainsi qu’il lui est donné de découvrir de manière rigoureuse et concrète les enjeux et pratiques de la création et les exigences d’une démarche créatrice.

Les matières des différents cours, stages, disciplines de la formation offrent à l’étudiant les outils et les questions pour la mise en œuvre d’une démarche. Celle-ci dans le développement de sa logique pourra faire appel à des pratiques s’étendant au-delà du choix initial de discipline. Le projet de l’étudiant peut alors se développer comme projet interdisciplinaire.

Refusant toute confusion entre mode et modernité, s'éloignant des phénomènes ponctuels et stéréotypés liés à l'événementiel, l'Académie royale des Beaux-Arts opte pour un engagement dans la contemporanéité en participant aux préoccupations artistiques et esthétiques qui se développent dans la simultanéité de la réflexion et de la pratique. En conséquence, la jonction des cours artistiques, généraux et techniques lui apparaît comme indispensable et fondamentale. Ce choix, cette jonction, ont permis à l'Académie royale des Beaux-Arts de développer la singularité de son enseignement supérieur de type long.

Engagée dans un débat profond relatif à la pratique contemporaine de l'art, l'Académie royale des Beaux-Arts n'abandonne pas au "medium" le soin de décider ce qu'il en est du choix esthétique et plastique. Aucun médium ne se trouve négligé et c'est pourquoi l’Ecole Supérieure des Arts tente d'accueillir, à côté des disciplines traditionnelles, les instruments d'aujourd'hui. Forte de ses disciplines anciennes capables de poser les questions contemporaines, l'Académie y ajoute une ouverture nouvelle par l’image de synthèse, la photographie, la vidéo et l’interrogation sur les problématiques urbaines, laissant une place croissante aux laboratoires de prototype et de nouveaux médias.